Sauver d'abord !

Action Salvarelli Pour Animaux

Oeuvre de charité d'intérêt animal fondée en 1990

Reconnue d'intérêt général

LES BETES MARTYRES ACCUSENT...

Résidence les Flots - BP 29 - 20145 Solenzara

04.95.57.44.37 - 09.64.34.16.69

salvarelli@sauverdabord.fr

dog   chien        

                        J AI FAIM           JE SUIS SEUL       JE SUIS TRISTE       J AI PEUR

ACTION SALVARELLI ...qu'est ce que c'est ?

Une éthique. Une entité au sens philosophique. Un Ordre moral. Une façon de vivre la souffrance des Etres sans défense.

Dans l'humilité, la compassion, la pauvreté

et ... LE COMBAT

LE COMBAT DU COEUR

              

PROFESSION DE FOI

Article 1 - Sauver d'abord est une Oeuvre de Charité.

Article 2 - Les Membres actifs du Comité d'Action exercent un sacerdoce. Ils paient de leur temps, de leur personne, de leurs deniers.

Article 3 - Le DON sous toutes ses formes est le credo de tous les Membres.

Article 4 - Sauver d'abord affirme l'existence de l'âme chez les Animaux qui sont des Créatures de Dieu.

Article 5 - Sauver d'abord apporte assistance aux Animaux martyrs, aux malheureux, aux abandonnés, en toutes circonstances.

Article 6 - Sauver d'abord ne tue jamais les Animaux qu'elle protège. Tuer, quelle qu'en soit la forme, est un meurtre.

Article 7 - Sauver d'abord respecte les vieux, et leur assure une fin de vie heureuse en leur donnant tous les soins et l'affection qu'ils méritent.

Article 8 - Sauver d'abord soigne les blessés, les malades, et les prend sous sa protection.

Article 9 - Sauver d'abord pratique une politique de non-prolifération, et ne place aucun animal à des fins cynégétiques.

Article 10 - Sauver d'abord a été fondée pour atténuer les souffrances, et lutter contre les sévices, les actes de cruauté, dont les Animaux sont les victimes innocentes et sans défense.

Article 11 - Les armes de Sauver d'abord sont l'élan du Coeur et la pratique de la Charité.

Article 12 - Sauver d'abord a pour devise Aimer

                                                    

 

LES BETES ET LES LOIS

 Il y a des Lois.

Nous sommes des Citoyens.

Comme tous les Citoyens, nous respectons les Lois.

Et Salvarelli en premier lieu.

C’est une chose qui m’a été apprise dès mon enfance. Apprise par mes Parents et par mes Maîtres. Ils m’ont aussi appris à respecter mon prochain, à aimer ma Patrie. Ils m’ont tout appris : la loyauté, l’honneur et l’honnêteté.

Je n’ai jamais failli à cet enseignement.

Tous m’ont également appris que les Bêtes souffrent, qu’il faut les aimer, les respecter parce qu’elles ont une âme comme toutes les créatures de Dieu.

La vie m’a appris à combattre, à ne jamais abandonner devant l’adversité et dans l’effort. A toujours aller au-delà de ses forces dans l’action.

La vie m’a aussi appris l’humilité et ce que sont la Charité et la pénitence. Et c’est là le meilleur enseignement que j’ai reçu.

Nous respectons les Lois. Mais les Lois sont faites par les hommes, pour les hommes. Les bêtes n’ont pas voix au chapitre. Leur sort est scellé ! Les Lois ne les protègent pas .

C’est la mort cruelle, la souffrance, les tortures, les sévices des laboratoires et de tous les tortionnaires sadiques.

Aucun espoir pour les Bêtes, parce que l’homme ne pense qu’à son plaisir, à son profit, et à ses instincts pervers.

La Société humaine est ainsi faite. On ne peut faire autrement que la prendre telle qu’elle est. Personne ne la changera jamais.

De belles âmes ont cherché à émouvoir les « Grands » de ce monde sur le sort des Bêtes. Peine perdue. Elles se sont heurtées à des bureaucrates, des technocrates, des gens qui ont un ordinateur à la place du Cœur.

L’homme se moque éperdument de ce que je peux dire, penser et écrire. Il ne me lira même pas. C’est pourquoi je m’adresse à l’EXCEPTION. Oui, vous et moi, nous sommes l’EXCEPTION !

Je m’adresse à vous Amis des Bêtes martyres, au Cœur pur et généreux. Vous qui, en silence, souffrez de les voir souffrir. Vous qui souffrez de votre impuissance à leur porter secours. Vous qui vous sentez seuls devant les horreurs que nous connaissons, et que vous découvrez, sans pouvoir Agir.

Depuis 20 ans, Sauver d’abord qui se veut un «Ordre moral », le terme n’est pas grandiloquent soyez-en assurés, a forgé une Ethique noble, saine et conforme à l’esprit de tous ceux qui, comme nous tous, ont de la compassion pour les faibles et les déshérités.

Pour que nous soyons forts, et encore plus forts, groupons-nous.

 Devenez Membres de Sauver d’abord. Et si vous en avez la possibilité, acceptez une fonction.

Notre Organigramme offre beaucoup de diversités dans ces fonctions. Je termine par un voeu pieux... Que toutes les formations de Protection Animale pratiquent la Charité, et se donnent la main au lieu de se regarder en chien de faïence.

                                       


L'INDIFFERENCE COUPABLE

Qui se soucie des horribles souffrances endurées par les Bêtes, victimes innocentes de la folie meurtrière de l'homme ? Peu d'Humains, vraiment peu d'Humains. Et, certainement pas l'indifférence.

Cette indifférence coupable !


Qui se soucie des horribles souffrances endurées par les Bêtes, victimes innocentes des catastrophes naturelles ou provoquées par l'homme ? Peu d'Humains, vraiment peu d'Humains. Et, certainement pas l'indifférence.

Cette indifférence coupable !

Qui se soucie des horribles souffrances endurées par les Bêtes, victimes innocentes des Bourreaux et leurs complices ? Peu d'Humains, vraiment peu d'Humains. Et, certainement pas l'indifférence.

Cette indifférence coupable !

ET POURTANT ... ET POURTANT ...

Nombreux sont le Humains au Coeur noble et pur Mais ils sont souvent isolés et inconnus. Il faut les trouver, et cela n'est pas toujours aisé.

 Amis des Bêtes , vous qui avez du Coeur ...

Et qui compatissez à leurs souffrances.

Devenez Membres de Sauver d'abord

En adhérant dés maintenent à notre Oeuvre de Charité, Vous recevrez aussitôt, votre carte de Membre, et chaque mois, le courrier d'information.

Le montant des cotisations est laissé à votre appréciation, selon vos possibilités.

Nos Protégés vous attendent !


MERCI A TOUS


                                                                                        

Dieu seul sur nos têtes…

1933. J’avais 6 ans.

Au cœur du Perche, cette délicieuse région du département de l’Orne, mes parents habitaient une vieille demeure datant de la guerre de cent ans. Construite par les anglais disait-on.

Des murs épais en faisaient une véritable forteresse. Avec de nombreuses dépendances qui me comblaient de bonheur pour mes jeux de petit aventurier.

Nénette notre chèvre blanche et Civette notre petite chienne Cocker faisaient partie de la famille. Mon Père possédait un fusil de chasse calibre 12 à un seul canon, mais il ne chassait pas. Cette arme qui pouvait simplement envoyer une poignée de plombs, le confortait dans notre sécurité. A cette heureuse époque il y avait peu de rôdeurs, et cette arme ne servait jamais.

Notre demeure s’appelait La Nictière, le « château » comme disaient parfois les paysans. La rumeur prétendait qu’elle recelait un trésor fabuleux. Mon Père, parfois aidé de ma Mère, fit souvent des recherches. Ce trésor est toujours resté introuvable. Il y est peut-être encore !

Un petit chemin de deux ou trois cents mètres, et à peine carrossable, nous reliait à la route goudronnée qui elle-même menait à Moutier-au-Perche. A deux kilomètres on découvrait ce gentil petit bourg de quelques centaines d’habitants.

Un épicier-coiffeur, un café-tabac, un dépôt de pain, un maréchal-ferrant, une école, une église avec son presbytère, et une agence postale, meublaient le village.

Pour le médecin et le pharmacien, ainsi que pour les autres nécessités, il fallait aller beaucoup plus loin. Qu’à cela ne tienne, mon Père possédait une superbe auto Citroën B14 Torpedo, très agréable par beau temps, mais épouvantable en mauvaise saison, quand il fallait rabattre la capote et fixer sur les portières les volets de mica supposés assurer l’étanchéité. C’était le désespoir de ma Mère.

Malgré ces petits inconvénients, nous étions heureux de pouvoir nous déplacer à notre guise. A l’époque, tout le monde n’avait pas d’automobile. Les fermiers d’alentour possédaient, eux, carrioles et chevaux. Un avantage non négligeable. Cela leur évitait les pannes mécaniques et les démarrages souvent problématiques par la froidure.

Les vallons du Perche, ses genêts et ses garennes, n’avaient pas de secrets pour moi. C’était mon paradis. Lièvres et lapins étaient mes amis. Je connaissais les habitudes des braconniers et leurs pratiques. Mon occupation favorite était de délivrer ces malheureuses bêtes prises aux collets. Objets que je ne manquais pas de confisquer. J’en possédais une quantité. C’était mon butin de guerre. Je les plaçais dans des caches que personne ne pouvait découvrir. C’était mon grand secret.

Au bas de la propriété coulait une petite rivière La Corbionne, où foisonnaient écrevisses, vairons et toute faune aquatique que l’on observait aisément dans une eau limpide comme il en existait encore à cette époque bénie.

C’était le mois d’Août.

Mon Père ne laissait pas de manifester sa joie de recevoir pour quelques jours son cher, son très cher ami d’enfance Henry Comte de Fraissinet, sa femme Yvonne et leurs trois enfants.

Leur arrivée était prévue pour le déjeuner, mais ne voyant rien venir, nous étions morts d’inquiétude, faisant mille suppositions, toujours les pires bien entendu. Nous étions consternés devant la table si bien préparée en plein air sous le noyer.

Ce n’est qu’à la fin de l’après- midi, alors que nous commencions d’avaler sans convictions quelques gorgées de thé, qu’un vrombissement se fit entendre dans le chemin et qu’une grosse limousine noire vint caler son moteur à bout de souffle.

Le départ avait eu lieu tôt le matin. Tout était orchestré, minuté, tout était prévu, sauf la panne.

Les enfants, fatigués par le long voyage, au moins cent vingt kilomètres, et par toutes les péripéties, furent conduits à leur chambre de bonne heure. Je subis le même sort, mais faute de pouvoir trouver le sommeil, j’élaborais une stratégie et un plan de bataille pour faire découvrir mon univers, et aussi émerveiller ceux qui, je n’en doutais pas, deviendraient mes petits camarades.

Le lendemain matin fut consacré aux présentations, aux civilités et aux détentes qu’inspirent les effluves campagnardes aux habitués du macadam et de la vie trépidante de la cité. Un climat amical s’était vite établi avec nos petits invités.

Après un déjeuner détendu sous notre noyer, le moment tant attendu arriva. Nous eûmes la permission d’aller nous ébattre dans la nature.

Ces petits parisiens du 16 ème, pétris de bonnes manières m’inspiraient autant de considération que de mansuétude eu égard à leur étonnement devant toutes les merveilles que je leur faisais découvrir. Ils contrastaient évidemment avec mes petits copains du cru qui eux, connaissaient tous les arcanes de la nature, tous ses secrets, et aussi toutes ses vérités. Ils eussent été déroutés devant l’aisance raffinée des premiers.

Nous parcourûmes mes pistes coutumières. Je leur expliquai les subtilités et les ruses des habitants des garennes, mais ma science ne sembla pas les captiver outre mesure.

Quand au sortir d’une clairière, à l’ombre d’un monticule sablonneux, endroit propice à la sieste digestive d’un batracien, nous vîmes un digne représentant de cette espèce innocente et inoffensive. Un énorme crapaud qui, assuré de son confort et de sa tranquillité, savourait sa béatitude.

C’est alors que le drame survint.

L’aîné du trio ramassant une pierre, la lança sur le pauvre crapaud. Il le rata. Je criai : arrête, arrête.

Ses puînés l’imitèrent, et ce fut un débordement de jets de pierres. Le crapaud déjà blessé cherchait à s’enfuir.

Je hurlai : assassins, assassins, arrêtez, arrêtez.

Que pouvais-je faire seul contre cette fratrie qui lapidait le pauvre animal avec un acharnement autant pervers que sadique.

Quand la malheureuse bête fut réduite à l’état de bouillie, ils se regardèrent d’un œil complice et satisfait.

Fou de douleur et de colère, tous les sentiments pouvant qualifier mon indignation fusèrent dans ma tête.

Je courus à toutes jambes vers la Nictière … Assassins, sauvages, vous êtes des sauvages … hurlai-je en arrivant …

Ils ont tué un crapaud, ils ont tué un crapaud … On m’interrogea bien sûr et, tout essoufflé je décrivis la scène. Puis j’éprouvai le besoin de me cacher, choisissant l’endroit le plus indiqué, c'est-à-dire l’atelier de mon Père, lieu sacro-saint où le visiteur était rarement admis.

A quatre pattes, blotti derrière la porte, j’attendis dans cette posture un long moment, lorsque la porte s’ouvrit pour laisser le passage à deux personnages. Quatre pieds s’immobilisèrent, l’un d’eux se posant sur mon index. J’éprouvai une horrible douleur. Etant là en secret, et par un effort de volonté surhumain je retins mes cris. Ma fierté m’interdisait de signaler ma présence.

Je compris vite que deux de ces pieds appartenaient à mon Père, et les deux autres, dont celui qui écrasait mon doigt, au Comte de Fraissinet.

Ils avaient choisi de s’exprimer en anglais, ce qui signifiait que la situation était grave et délicate. L’enseignement que mon Père me donnait me permettait de comprendre le sens et l’objet de leur entretien. Mes trois assassins comme je les qualifiais in petto étaient rentrés peu de temps après moi et avaient donné leur version des faits qui, naturellement, n’étaient pas à leur avantage. Mais entre « gentlemen » comme le disaient les deux amis, la situation devait trouver une fin honorable.

Mon Père parlerait à son rejeton, et le Comte parlerait à ses trois brigands. Sans plus tarder, car l’heure du thé était proche. De gentleman en gentleman, de my dear en my dear, je compris que Henry et Peter étaient convenus d’un gentleman-agreement.

J’en fus convaincu alors que relevant la tête, je vis les deux amis se donner mutuellement une petite tape sur l’épaule, avant de sortir du lieu saint.

Ouf … ma main était libre !

Le thé fut digne, mais je n’y fis pas honneur.

J’étais marqué à tout jamais.

Il était ancré dans ma tête que l’homme est un « monstre ».

 

 

Dans la nuit sereine
Chantent les crapauds

Ils disent nous sommes
Haïs par les hommes
Nous troublons leurs sommes
De nos tristes chants

Pour nous point de fêtes
Dieu seul sur nos têtes
Sait qu’il nous fit bêtes
Et non point méchants

S.V. Salvarelli

Sauver d’abord

                                                                                                             

LA FOI, L'ESPERANCE, LA CHARITE

Sauver d'abord ...

Oeuvre Catholique Sauver d'abord est une OEUVRE DE CHARITE. Un ordre moral.

Sans l'aide de DIEU nous ne pourrions conduire notre tâche.

L'action de Sauver d'abord est un Apostolat. Les Membres actifs exercent un sacerdoce au service des Bêtes martyres, victimes innocentes de la lâcheté, la cruauté et la cupidité de l'homme.

La probité et l'observance de notre Règle et de notre Profession de Foi sont demandées à tous les Membres actifs.

La Protection Animale, c'est avant tout le DON. Sans le DON, rien ne serait possible.

Le DON ... mais qu'est-ce que le DON ?

Ne cherchons pas trop loin ... le DON c'est la vie. Le DON c'est se donner corps et âme à l'acte de Charité.

Le DON c'est l'offrande de soi. L'offrande de sa Personne. L'offrande de ce qui vous est cher. L'offrande de ce qui vous prive.

L'offrande sans contrepartie. Donner sans espérer quelque chose en retour. Donner pour faire du bien tout simplement.

Voilà ce qu'est le DON !

En outre, le Don permet de connaître la vraie richesse. La richesse absolue.

La richesse du COEUR.

                                                           

LA SOUFFRANCE

La protection Animale est une galère. On y rame avec « la souffrance » pour seul horizon.
Cette souffrance qui vous ronge.

Elle vous ronge…nuit et jour, lancinante, inexorable
Elle ne vous lâche jamais, ne fût-ce qu’un instant
Elle ne vous laisse jamais de répit

C’est le tourment perpétuel devant l’impuissance et la solitude

Cette souffrance, c’est la souffrance morale que l’on endure devant la souffrance physique des Bêtes sans défense,
victimes innocentes de la cruauté et de l’indifférence générale. La souffrance de voir souffrir !

J’endure cette souffrance. Elle est mienne. C’est mon univers

Certes je l’ai voulue, désirée, et depuis longtemps

Je n’en connaissais pas les ravages. Je la considère comme une pénitence
On s’enfonce dans la souffrance, comme on s’enfonce dans des sables mouvants. Et ce, sans espoir d’en être jamais délivré

Et puis, à cette souffrance morale, s’ajoute le remords !

Le remords de ne pas avoir fait assez pour soulager ceux qui souffrent

Le remords de s’être peut-être trompé et de ne pas avoir fait tout le bien qu’on souhaitait ou qu’on voulait faire

Qu’importe, j’ai choisi de souffrir pour les Bêtes qui souffrent

Mais, j’ai aussi choisi de combattre !

S.V. Salvarelli
Fondateur

Texte paru en présentation du livre de Brigitte Bardot « LE CARRE DE PLUTON »